Réflexions

La Chronique d'Elisabeth - Partie 8

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La Chronique d'Elisabeth - Partie 8

Partie 8

Septembre 2016 approchait, et l’église avait besoin d’Elisabeth pour préparer les festivités concernant l’anniversaire de l’église.

Elisabeth n’avait toujours pas repris son service. Elle avait tenu trois à quatre dimanches et avait dit à son père que, aussi longtemps qu’il ne voudrait pas lui parler, elle ne reprendrait pas le service.

À la surprise de tous, il avait cessé de l’importuner, mais à l’inverse, il ne lui adressait plus la parole.

Cela dit, Elisabeth faisait l’impasse, car elle avait l’habitude d’être mise à l’écart par sa famille et avait décidé de commencer à fréquenter une nouvelle église en secret.

Entre-temps, la jeune femme avait pris du recul et réfléchissait à sa vie qui prenait un autre tournant. Elisabeth se sentait seule, rejetée, incomprise et méprisée.

Heureusement pour elle, en semaine, elle passait ses journées au travail, ce qui lui permettait de trouver son quotidien moins ennuyant.

D’autre part, Elisabeth n’avait personne à qui se confier, ni à qui parler. Ce qu’il se passait dans sa vie était très délicat à raconter. Malheureuse, elle avait besoin d’une bouffée d’air frais dans sa vie.

Elle finit par contacter la sœur qui l’avait invitée dans son assemblée (nous appellerons cette sœur Tatiana) et lui expliqua brièvement ce qu’il se passait… Elles se mirent d’accord pour se voir afin de se rendre à un culte en semaine.

Elisabeth lui donna trois recommandations formelles :

1. Elle viendrait et partirait aussitôt le culte terminé.

2. Elle se voilerait la tête, s’assiérait au fond afin que personne ne la voie ni ne la reconnaisse.

3. Personne ne devait savoir qui elle était.

Après cet échange, Elisabeth se sentit mal, elle n’était pas sûre de ce qu’elle faisait.

Au fond d’elle, la culpabilité la rongeait. Elisabeth était restée dehors pour échanger avec Tatiana, car elle craignait d’être entendue par sa famille.

La jeune femme avait l’impression de trahir son père, sa famille et Dieu. Oui, elle se sentait coupable envers Dieu.

À ses yeux, quitter son église pour aller dans une autre était un péché. En tout cas, c’était ce que disait son père. C’était ce qu’il prêchait en s’appuyant sur des versets bibliques.

Et si elle se rendait à ce culte ?

Qu’est-ce qui pourrait bien lui arriver ?

Et si elle y croisait quelqu’un qu’elle connaissait ou qui connaissait sa famille ?

Le monde lui paraissait si petit, et surtout le milieu chrétien.

Qu’est-ce que son père lui ferait si jamais il l’apprenait ?

La tuer, sûrement.

De nombreuses questions hantaient Elisabeth.

Tout cela lui paraissait tellement grave et invraisemblable.

— Merveille Grâce Lutete

Autrice