Réflexions

La Chronique d'Elisabeth - Partie 37

3 min de lecture
La Chronique d'Elisabeth - Partie 37

Partie 37

Début 2019, les mauvais choix et les actes posés par Elisabeth témoignèrent de son déséquilibre.

La jeune femme trouva un appartement dans la ville où se situait son travail, par le biais d’une agence immobilière.

Après la visite, elle s’empressa de signer le bail sans même vérifier si tout était correct.

Quelques jours plus tard, elle regretta sa démarche et paniqua à l’idée de quitter le domicile familial.

Elle fit une crise d’angoisse et voulut se rétracter, mais il était trop tard.

Elle contacta l’agence immobilière afin d’annuler son projet.

Les interlocuteurs de l’agence ne comprirent pas ce changement soudain et lui indiquèrent que cela était impossible.

Cette situation donna lieu à un litige entre Elisabeth et l’agence, dans lequel elle perdit énormément d’argent.

De surcroît, cela la plongea dans un important découvert bancaire, et son compte fut bloqué.

Exaspérée, Elisabeth se rendit chez son médecin traitant, qui constata le déséquilibre de sa patiente.

Il la mit sous antidépresseurs et lui prescrivit un arrêt de travail.

Lorsque cet arrêt prit fin, elle dut reprendre le travail.

À son retour, Elisabeth eut un désaccord avec l’un des médecins avec lesquels elle travaillait.

Ce dernier souhaitait ouvrir de nouvelles plages de consultation, alors qu’Elisabeth se sentait extrêmement fatiguée.

Elle refusa d’ouvrir ces nouveaux créneaux, expliquant qu’elle ne pouvait pas assumer seule tous les patients des deux médecins.

Cette information fut remontée au siège.

Quelques jours plus tard, Elisabeth se disputa avec deux patients.

L’un des médecins avec qui elle avait l’habitude de travailler finit par la convoquer dans son bureau et lui demanda ce qu’il se passait, car elle était méconnaissable.

En effet, toute l’équipe avait constaté que la douce Elisabeth avait disparu.

Il lui proposa de prendre quelques jours de congé, ce qu’elle refusa.

Cependant, quelques jours plus tard, elle se remit en arrêt sans prévenir l’équipe.

Cela engendra un désordre au sein du cabinet, car son remplacement n’avait pas été anticipé.

À son retour, Elisabeth reçut un appel de la directrice du siège.

Le but de cet appel était de s’assurer qu’elle allait mieux et qu’elle était en mesure de reprendre ses fonctions.

La directrice lui rappela également le devoir qu’elle avait envers eux, ainsi que la confiance qui lui avait été accordée depuis le début, soulignant que sa manière de travailler avait changé.

Par ailleurs, la jeune femme accumulait les retards, ne mangeait plus avec ses collègues et, lorsqu’elle le faisait, elle se mettait en retrait et restait silencieuse.

Tous ces éléments furent remontés au siège, et Elisabeth reçut une convocation de la directrice.

Pour la première fois, elle était convoquée.

Elle devait donc se rendre en Normandie, où se trouvait le siège.

— Merveille Grâce Lutete

Autrice