Réflexions

La Chronique d'Elisabeth - Partie 27

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La Chronique d'Elisabeth - Partie 27

Partie 27

Un matin, Elisabeth se rendit au travail en transports.

Rencontrant des perturbations sur son trajet, elle arriva en retard.

Lorsqu’Elisabeth arrivait en retard au cabinet, cela perturbait toute l’organisation et engendrait un retard dans les consultations.

Ce jour-là, elle arriva presque à 10 h. Aussitôt arrivée, stressée et sous tension, elle prit son poste sans même prendre le temps de souffler ou de s’hydrater.

Ce qu’elle avait l’habitude de faire et de mettre en place avant que le médecin ne commence ses consultations n’avait pas été fait. Elle fut dès lors contrainte de rattraper ses tâches dans la précipitation.

Quelques minutes plus tard, Elisabeth sentit des bouffées de chaleur l’envahir. Elle alla donc rapidement s’hydrater en salle de pause avant de reprendre son poste.

N’allant pas mieux, elle prit un bonbon afin d’avoir un apport en glucose, car elle n’avait pas pris de petit-déjeuner ce matin-là.

Cependant, malgré ces deux remèdes, la jeune femme n’allait toujours pas mieux et commença à ressentir des maux de tête ainsi que des vertiges. Elle n’arrivait plus à fixer l’écran de son ordinateur et se sentait étourdie.

Elle décida alors de prévenir le médecin.

Lorsqu’il termina sa consultation, elle se rendit immédiatement dans son bureau et, au moment de refermer la porte, Elisabeth fit un malaise.

Paniqué, son employeur appela l’une de ses collègues et informa la salle d’attente que la jeune femme venait de faire un malaise. Il appela ensuite les pompiers et la garda dans son bureau.

Lorsque les secours arrivèrent, ils l’emmenèrent aux urgences de la clinique la plus proche.

Elisabeth fut rapidement prise en charge et plusieurs examens lui furent réalisés.

La jeune femme jugea bon de prévenir ses parents et contacta sa mère par téléphone. Celle-ci décrocha et Elisabeth lui expliqua ce qu’il s’était passé.

Sa mère la mit sur haut-parleur et commença à lui faire la morale. Elle insista en lui disant qu’il fallait qu’elle se réveille plus tôt et qu’il était indispensable qu’elle ait toujours une bouteille d’eau sur elle, surtout lorsqu’elle prenait les transports.

Néanmoins, ce que sa mère ignorait, c’était que sa fille ne faisait plus de nuits complètes. Elle avait des sommeils courts, agités et angoissants, provoquant une fatigue constante chez la jeune femme. Tout cela engendrait également des troubles du comportement.

À cette période-là, seul Thomas était informé de ce qu’elle traversait.

Après cela, sa mère l’interrogea sur les examens sanguins qui lui avaient été faits. Elle lui demanda également si elle resterait à la clinique ou si elle rentrerait chez elle.

Elisabeth lui répondit qu’elle n’en savait rien pour le moment…

Son père, qui écoutait l’échange entre son épouse et sa fille, intervint alors en s’adressant indirectement à Elisabeth :

« Ce qu’il lui est arrivé est la conséquence de sa désobéissance. »

Aucune des deux femmes ne répondit. Il continua alors en affirmant que Dieu la mettait en garde et que, la prochaine fois, quelque chose de « pire » pourrait lui arriver si elle continuait ainsi.

Puis il ajouta, en s’adressant directement à sa fille :

« Tu vois ? Tu es à l’hôpital, hein. Alors si tu ne veux pas que cela se reproduise, tu as intérêt à m’écouter désormais et à quitter ta mauvaise assemblée. »

Elisabeth souffla, dépassée par les propos de son père.

Décidément, il n’avait vraiment aucune compassion pour elle. Au contraire, il semblait presque se réjouir de ce qui venait de lui arriver.

La jeune femme finit par dire à sa mère qu’elle l’informerait de la suite, puis préféra raccrocher.

Furieuse, Elisabeth ne put se contenir. Elle envoya un message à sa mère lui demandant pourquoi elle l’avait mise sur haut-parleur. Elle ajouta que, s’ils avaient l’intention de la tuer, alors qu’ils le fassent, car elle était épuisée et excédée d’entendre constamment des paroles qui la détruisaient.

Leur spiritualité excessive les rendait monstrueux.

Elle ajouta également qu’elle ne leur dirait plus rien désormais, car elle ne se sentait aucunement protégée.

Coûte que coûte, Elisabeth prit la décision de retourner au travail afin d’éviter le foyer familial.

— Merveille Grâce Lutete

Autrice