Témoignages

CHRONIQUE 42 jours en réanimation - jour 25 (une semaine plus tard...)

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CHRONIQUE 42 jours en réanimation - jour 25 (une semaine plus tard...)

JOUR 25

Samedi 25 septembre 2021

Au jour 18, j’expliquais que ma mère avait totalement changé et qu’elle ne s’exprimait plus comme avant…

Les jours se ressemblaient. Il y avait une atmosphère assez monotone.

Ce samedi 25 septembre, j’arrivai à l’hôpital à 14 h.

Je trouvai ma mère profondément endormie.

Je ne voulais pas la réveiller, j’allai donc voir son infirmière, Leticia, afin de discuter avec elle.

Elle me fit le bilan de son état : les séances de kinésithérapie, les remontées de glaires qui l’épuisaient énormément.

Le matin même, on lui avait fait un test de déglutition et on lui avait également retiré la sonde qui servait à l’alimenter.

Cette sonde allait de sa narine droite jusqu’à son estomac.

Maman se plaignait beaucoup de cette sonde, car elle la gênait énormément.

À partir de là, elle allait donc pouvoir se nourrir normalement.

On commença petit à petit à lui donner de petits repas liquides, des compotes, de la soupe et de l’eau.

J’étais si heureuse lorsque j’entendis cela ! Son état semblait s’améliorer.

Leticia m’informa également qu’ils étaient en attente d’une place dans un centre de rééducation afin de l’y transférer.

En attendant, ma mère avait commencé ses séances de rééducation en fauteuil à l’hôpital.

Par la suite, l’infirmière me raconta que la veille, dans l’après-midi, ma mère avait beaucoup pleuré et avait fait une crise d’angoisse.

Finalement, voyant que ma mère ne se réveillait toujours pas, elle me proposa de la réveiller car c’était l’heure de ses soins.

Je la trouvais si mignonne lorsqu’elle dormait.

J’eus le droit de rester et d’assister à ses soins, et j’ai donc pu voir comment cela se déroulait.

Les soins étant terminés, nous nous retrouvions toutes les deux.

Ma mère se confia à moi et m’avoua qu’elle avait tendance à faire des détresses respiratoires chaque nuit, entre 5 h et 7 h,

et qu’après cela, ils étaient obligés de la rebrancher.

Je n’aimais vraiment pas entendre cela et, de son côté, elle ne comprenait pas pourquoi.

Moi, j’avais ma petite idée…

Je lui demandai si elle faisait des songes, si elle voyait des choses, si elle se sentait attaquée la nuit, etc.

Je l’invitai à prier contre cela. J’étais convaincue que nous aurions une orientation dans la prière afin que cela puisse cesser.

Par ailleurs, la condition à remplir pour qu’elle soit transférée était d’être en totale autonomie respiratoire.

Ce qui signifiait ne plus avoir besoin du respirateur…

— Merveille Grâce Lutete

Autrice